Tenues vestimentaires

Markus Bruckner nous apporte des nouvelles, et comme à son habitude, elles sont particulières. En effet, il souhaite nous faire part de la tendance vestimentaire de nos guerriers.

Cet hiver la guerre faisait rage sur tous les fronts, mais force est de constater qu’en cette période de l’année, les prises de forts et l’abattage systématique des postes frontaliers stratégiques avaient moins cours qu’actuellement. Alors que le courroux de la reine Kislevite s’abattait sur nos régions, les paysages blanchis, le vent glacial faisant geler sur place les larmes des femmes affligées par la perte d’un mari ou d’un fils, le gratin des combattants se réunissait en petit comité. A priori ces réunions n’eurent pas l’effet escompté, à savoir la négociation entre les différentes parties, puisque désormais il est impossible de se rencontrer en petit comité, dans un lieu réservé à cet effet.

Pourtant, des scenarios il y en eut de toutes sortes, lors de ces réunions, chacun faisant montre d’arguments tous plus percutants les uns que les autres.

Une jeune artiste styliste, travaillant pour un modiste de la capitale, eut alors l’idée de créer une armure spéciale pour ces réunions, afin que chacun puisse revendiquer clairement son appartenance. Mademoiselle Lateur Annie, eut un succès sans nom, tous s’arrachèrent les plastrons, les heaumes, a tel point qu’elle du faire appel à une bottière supplémentaire. Tous les seigneurs des fortins en gardaient précieusement dans leur coffre. Evidemment, les marchands d’Aldorf voulurent également leur part de marché, sans victoire, Annie Lateur leur concéda juste un accessoire, la paire de gants.

Je tenterais de vous apporter dans un prochain article, des croquis de ces armures estampillées.

Avec la fin de l’hiver, certains artistes de la mode ont tentés leur chance, voyant le succès de la demoiselle. Seul un membre de la noblesse d’Aldorf rencontre alors un succès modérés, et à priori réserve ses créations aux dirigeants des forteresses. Quelque chose me dit que cette collection nommée en toute simplicité «  conquérant », a du couter très cher à une grande famille de l’empire et c’est pour cela que seul les grands de ce monde peuvent se permettre de la posséder.

Au printemps, se furent les héros de l’hiver qui demandèrent autre chose, les armures n’étant plus adaptées aux pluies incessantes, inhérentes au réveil de la nature. Alors se fut un travail conjoint entre stylistes et armuriers, qui travaillèrent d’arrache pied. C’est l’ancien maitre armurier Nel Santi qui eut l’idée de génie, infuser de la magie dans les robes et autres plastrons, pour les rendre plus résistants tout en laissant libre cours à l’imagination des stylistes, qui ne subissaient donc aucune contraintes matérielles indissociables de la fabrication d’armures. Là encore, tout le monde voulait son armure de Santi Nel, qu’il soit sorcier ou répurgateur. Malheureusement, les bas fonds d’Aldorf regorgent de malfrats et autres horreurs indicibles, et des jumeaux maléfiques s’emparèrent des patrons et des échantillons de la maison Santi, des expéditions devaient être montées. Un malheur ne venant jamais seul, il semble que des créatures cachées dans les égouts de la ville auraient pris en otage certaines pièces majeures de la collection.

La question que tout le monde se pose, est qu’est ce que nos héros vont porter cet été ? Y aura-t-il un créateur de génie qui réalisera des parures à la hauteur de leurs exploits ? L’on entend des rumeurs, des noms et des idées, les dirigeants eux-même semblent vouloir s’impliquer dans cette affaire de mode, mais comme toujours avec les politiques, nous devons nous méfier de leurs sombres promesses.

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