La guerre sous un autre angle

Un nouvel enquêteur, vient de rejoindre les rangs de notre journal, Markus Bruckner, il se propose de vous faire part de ses récentes observations, la première dit il à pour but de nous faire voir la guerre sous un autre angle. Laissons-lui la plume :

Les cris de rage, les cris de douleur, mais aussi les cris de joie liés à la victoire, voilà ce que nos oreilles nous apportent à la fin d’un affrontement, d’une escarmouche ou d’une bataille. Qu’il s’agisse d’une prise de fort, ou de sa défense, que nous parlions d’une bataille dans les plaines du Reikland ou de la prise des points les plus stratégiques de la ville de Praag, les guerriers exultent.

Mais avant, avant tous ces cris, avant la bataille, avant le cœur du combat, il y a une préparation, je vous passe les longues heures de prise de décisions dans les quartiers des états majors, je ne vous parle pas des discussions interminables sur les meilleures tactiques à employer dans telle ou telle régions, je vous parle des préparatifs d’intendance que cette guerre nous oblige à entreprendre, aux sacrifices qu’elle nécessite.

Saviez-vous que nos vaillants guerriers devaient souvent leur vie à d’insignifiantes plantes, ou quelques autres ingrédients moins bucoliques ? J’ai donc pris la liberté d’interroger certains de ces combattants de l’ordre, afin de montrer au grand jour, les trésors d’ingéniosité, de persévérance, de patience et autres qualités que vous découvrirez par vous-même.

Même s’il est donné à tout le monde de faire pousser ses tomates dans un bout de jardin d’une maison cossue d’Aldorf, ce n’est pas n’importe lequel d’entre nous qui peux se targuer d’avoir des pousses rares d’herbes étranges et de champignons bizarres.

Je me suis donc rendu dans le campement d’une compagnie où j’ai eut la joie d’interroger une charmante Dame Elfe qui m’explique sa guerre des herbes.

« En effet, notre compagnie dispose d’une bonne organisation désormais. Une solide collaboration entre les différents artisans nous permet de fournir à tous un certain nombre de précieuse fioles aux couleurs et effets variés. Mais je vous assure que trouver ces maudites graines, d’où l’on tire des plantes et des fleurs qui donnent les essences nécessaires à la réalisation de liniments suffisamment efficaces pour vous motiver un nain grognon ou faire courir un sorcier plus vite que le vent d’asqhy lui-même »

Je trouvais à ce moment précis de la conversation que l’elfe en question avait plutôt un contact chaleureux contrairement aux autres représentants de cette ancienne race. Et l’enjoignait à continuer son discours, ravie de pouvoir converser avec cette dame, qui sentait la framboise.

« Je vous disais donc que trouver ces maudites graines n’était pas de tout repos. Car la rareté d’une Graine de Morelle ou d’une Graine de Serissa pâle n’est plus à prouver. Ma première graine je l’ai trouvé alors que, accompagné de l’état major, nous avions décidé de pénétrer en terres peaux vertes afin d’éradiquer une centaine de ces créatures. Elles campaient depuis trop longtemps dans cette grotte, et avaient même osé mettre en place une sorte d’arène afin de se gausser bassement de leurs compatriotes, combattants jusqu’à la mort entre eux. »

Le visage de cette elfe était beau, comme l’était tous les elfes hauts par nature, mais celui là avait un plus, une douceur que je réussis à déterminé qu’une fois notre entretien terminé, son regard n’avait rien de hautain comme le sont la plus part des azurs que Sigmar m’a donné l’occasion de croiser.

« Je vous passe le nombre de peaux vertes qui tombèrent sous les coups et les morsures des lions blanc, le nombre de fois où nous avons, une grande Dame de la tour de Hoeth et moi-même, sauvé in extremis la vie de nos compagnons. Au bout d’une longue et pénible avancée dans leur défense, nous sommes arrivés, guidés par un tacticien hors pair compagnon de la dite elfe de la tour blanche, à une grotte où des chefs orcs nous tombaient dessus par dizaines »

Sans doute le souvenir de ce massacre, l’elfe prit une pause, serrant ses petits poings.

« Finalement, ce n’est qu’après avoir tué un grand nombre de ces infectes personnages, que nous réussîmes à extirper une graine des poches sales et gluantes d’un des plus gros orcs que je n’avais vu jusqu’à présent. »

L’évocation de cette dite graine eut pour effet de transformer son visage jusque là crispé, en un rayon de soleil grâce à un sourire radieux.
Il va sans dire que cette Archimage, ne tarissait pas d’histoires concernant le ramassage de ces graines rares. Il semble que la nature en a donné une dizaine à trouver et à traiter. Toutes donnant de fabuleuses potions, aidant les magiciens, les brises fer ou les serviteurs de Sigmar.
Il semble également que trouver les graines, en tuant des héro cachés dans des grottes inaccessibles, en faisant les poches des gardiens des points stratégiques près des fortins ou en nettoyant scrupuleusement les sous sols de la ville d’Aldorf, ne soit que le début des difficultés.

Après les avoir trouvées, il faut aussi les faire pousser dans des serres adéquates. Là encore l’elfe en question aurait pu en parler pendant des heures, vraisemblablement passionnée par le jardinage.

Enfin, précautionneusement, il fallait traiter le pollen récolté alchimiquement, étape à priori dangereuse puisque les risques d’explosions n’étaient pas nul.

Finalement, cette petite enquête hors des lignes, m’a ouvert les yeux sur un point.
Ceux qui combattent tous les jours sur les fronts, ne se reposent jamais. Quand une permission leur est accordée, ils s’enfoncent dans les régions les plus périlleuses, affronter des monstres plus dangereux les uns que les autres, afin de trouver des ingrédients rares qui leur permettront d’augmenter leur efficacité.
Quand ils sont de repos, dans leur campement, ils s’occupent inlassablement de jardins afin de récolter des poudres colorées qu’ils traiteront plus tard dans leur laboratoire d’apothicaires.
Et enfin, grâce à eux, certains marchands de la ville d’Aldorf, s’enrichissent grandement, mais cela est une autre histoire.

J’irai au front bientôt, afin de constater moi-même l’efficacité de ces breuvages alchimiques, j’ai entendu dire qu’un affrontement général allait avoir lieu prochainement.

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